Haingosoa

Un film d'Edouard Joubeaud

Haingo, danseuse du sud de Madagascar, est la cadette d’une famille unie autour d’un patriarche charismatique, Remanindry. Ce musicien est surtout connu pour ses morceaux de vièle aux résonances incomparables. Mais cet instrument traditionnel, emblème de la famille, ne séduit pas Haingo qui doit gagner sa vie pour sa fille de quatre ans. Elle décide de tenter sa chance dans une compagnie de danse de Tana, la capitale, à l’autre bout du pays.

 

© 2019, 73 minutes - Produit avec le soutien de la Région Ile-de-France.

Sortie France : 4 mars 2020 - Distribution : Laterit Productions

 

Rhodes Island International Film Festival, Harlem International Film Festival (Prix du meilleur film),

Festival Images de Sons du Musée des confluences de Lyon (Prix de la meilleure photographie), Cinévoyageurs,

Festival Lumières d'Afrique (Besançon, France), Festival du cinéma Plein les oreilles (Montmellian, France), AFrica'CIFF 2020 (Guadeloupe).

 

Extrait de la bande originale du film :

Chant : Voara Fidimanantsoa - Guitare : Fidimanantsoa Liatinady Rakotonirina - Musique et texte de Gabriel Rakotomavo dit Dadagaby

Le film réunit plusieurs générations de compositeurs et de musiciens malgaches. Remanindry, père d’Haingo, incarne la musique de l'Androy, région aride du sud de l’île tandis que la Compagnie RandriaErnest de Tananarive représente à sa façon la danse et la musique des hautes terres d’aujourd’hui.

 

Dadagaby, l’un des compositeurs du film, est quant à lui un monument de la musique malgache. Il est l’auteur de centaines de chansons indissociables du répertoire populaire malgache telles que Ny Voninavoko, Mananjary ou Iza Ireo. Décédé en 2018, il a été pour Edouard Joubeaud pendant plus de dix ans une source intarissable d’émerveillement, d’inspiration et de poésie – le film lui est d’ailleurs dédié. La jeune Voara (extrait ci-dessus), enfant prodige, reprend deux de ses chansons : Sahondra (accompagnée dans le film par son père à la guitare) et Mananjary (au générique de fin). Avec le groupe PRAL, ils incarnent la jeune génération et apportent, chacun à leur manière, de la grâce à la narration.

 

 


Mariama (en écriture)

Mariama, étudiante sénégalaise et musulmane pratiquante, excelle en Vovinam, Kung Fu vietnamien qu’elle pratique au dojo de son université. Issue d’un quartier populaire de Dakar, elle va s’opposer à la décision de son père, criblé de dettes, qui vient de céder la main de sa fille cadette au baron de la
pègre locale pour effacer son ardoise.